Quand j’arrive dans le jardin des soupirs, deux enfants jouent et une femme ramasse avec un râteau les feuilles tombées dans l’herbe.
Je m’approche d’elle, elle entame spontanément la conversation m’accueillant avec plaisir dans son petit paradis.
Le jardin existe officiellement depuis un peu plus d’un an mais son histoire avait commencé bien avant. Un projet de parking sur la parcelle voisine avait mobilisé les riverains. Porte-à-porte, pétitions et réunions ont permis de se connaître et ont préparé le terrain pour le jardin. Le terrain vague abandonnées par la mairie a été défriché, nettoyé et aménagé. L’association du passage des soupirs a donné une clé à la mairie afin de montrer qu’il ne s’agissait pas d’un squatt mais d’une initiative tenant à pallier les manques de la municipalité. Une convention “main verte” a été signé par la suite pour assurer un avenir au jardin.
Il y a aujourd’hui une centaine d’adhérents dont une trentaine d’actifs. Les jardiniers habitent tous dans les rues proches sauf un vieux monsieur qui tenait absolument à en être et qui vient tous les jours. Le sentiment du manque d’espace vert dans la ville se fait malgré tout encore sentir, il faudrait d’autres jardins de cette sorte mais malgré ...