Un petit sursaut ?

Rubrique : Médias & Photojournalisme
Ecrit par : Pierre-Emmanuel Weck

Est-ce qu’enfin la presse va se ressaisir, arrêter de faire du suivisme, renoncer à la médiocrité ?

Pas sûr mais à voir…

« Direct Soir est le type même du journal qui ne sert à rien »

Entretien avec le journaliste François Bonnet. Chargé par Le Monde de réaliser le gratuit du groupe, il a démissionné à la suite d’un « désaccord de fond » sur le contenu du nouveau titre avec le groupe Bolloré, partenaire du quotidien sur ce dossier. Il s’explique, dans leblogmedias.com, sur ce projet avorté et donne sa vision de la presse gratuite.

2 commentaires pour “Un petit sursaut ?”

  1. WhilelM dit :

    Je ne comprends pas bien en quoi cela permet d’indiquer que la Presse pourrait se ressaisir. Je ne vois là que la réaction d’un journaliste qui a dû se brouiller avec sa direction à la suite de négociations désastreuses avec le groupe Boloré.
    A moins qu’il n’y ai des éléments percutants que j’aurais raté ?

  2. Pierre-Emmanuel Weck dit :

    Tu as sans doute raison, ma naiveté a fait que certaines phrases sonnaient bien à mes oreilles :

    Il y avait un vrai désaccord de fond avec le groupe Bolloré. (…) offrir un contenu de grande qualité rédactionnelle. Par quotidien de qualité, je n’entends pas « un petit Monde », mais un quotidien populaire offrant une information spécifique, en l’occurrence francilienne. (…) Nous devions faire un journal qui serve à quelque chose, qui produise de l’information. Un journal qui ne sert à rien meurt immédiatement. Direct Soir est le type même du journal qui ne sert à rien. Il ne produit même pas d’informations service, loisirs, people ou trash.

    Et puis cette manière de dire si clairement ce qu’est le publicitaire (un crétin) :

    Jacques Séguéla et les membres d’Euro RSCG qui ont conçu ce journal ont dit que Direct Soir était un concept formidable. Nos interlocuteurs semblaient sincèrement convaincus qu’ils tenaient avec Direct Soir le concept révolutionnaire de la presse gratuite.

    Et enfin ce petit rappel élémentaire :

    La question est : pour quoi faire ? Pour quel contenu et quel enjeu journalistique ? Ces questions ne sont jamais posées. Séguéla explique qu’un gratuit doit répondre, par sa forme et son organisation, à la demande des publicitaires. Il raisonne à l’envers : ce que l’on vend à des publicitaires, ce sont des lecteurs.

    En faite, on va finir par croire qu’un bon journaliste (du Monde en loncurrence) est un journaliste qui quitte son journal (voir les merveilleuses déclarations d’Edwy Plenel)… Mais pourquoi ne mettent-ils pas en pratiques leurs belles idées quand ils sont aux commandes ?

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