Rapport sur l’AFP à l’Assemblée Nationale

Rubrique : Médias & Photojournalisme
Ecrit par : Pierre-Emmanuel Weck

Quelques réflexions rapides sur une demande de rapport d’enquête sur l’AFP.

On y découvre que la société va mal sur le plan financier. Il est vrai que, depuis plusieurs années, la situation de l’agence est difficile et son positionnement dans la société de l’information fragilisé : la croissance du chiffre d’affaires est limitée par la réduction des marchés traditionnels représentés par les médias français et plus particulièrement par celui de la presse écrite. En quête de nouvelles ressources, l’AFP a diversifié son activité vers d’autres services que celui de l’information générale (photo, vidéo, services multimédias, information financière), mais de façon plus récente que ses principales concurrentes.

Ainsi on se rend compte que les photographes indépendants sont torpillés par une machine de guerre qui va mal sur le plan financier.
L’Etat subventionne un truc pour tuer les indépendants.

Le plan de redressement s’appuie sur une hausse réaliste des revenus commerciaux (plus marquée à l’international qu’en France, où l’agence couvre déjà 99 % de son marché potentiel), un effort de l’Etat et une maîtrise de la masse salariale.

Je pige pas bien l’articulation de l’argumentation : l’agence couvre 99% du marché en France et la notion de pluralité…

Conscient de l’importance de l’AFP pour l’information et le pluralisme, en France comme dans le monde, l’Etat s’est engagé en 2001 à soutenir ses efforts de redressement, d’une part par l’octroi d’un prêt participatif de 15 millions d’euros versable en trois tiers et d’autre part par une « sur-indexation » du montant de ses abonnements jusqu’en 2007 (qui passeront ainsi de 98,6 à 107,7 millions d’euros).

Merveilleux, non ?

Concrètement, prenons un journal de gauche qui se veut l’avant garde de la pensée contestataire, de la défense des opprimés (et pas seulement à l’autre bout de la terre) : Politis.
On constate que la part de photos provenant de l’AFP n’est jamais en dessous de 45% et peut atteindre 75%. Le complément en photos “DR” ne descend jamais en dessous de 19% pour atteindre 35%. Généralement les 20% restant vont à des illustrations de couverture de livre, d’affiche de cinéma ou sont signée d’un nom d’association ou d’institution. Les auteurs représentent généralement 5% (15% une fois).

Ainsi, dans le domaine de l’image, grâce à l’AFP, tous les médias on le droit de diffuser les photos de l’agence. De diffuser la vision de l’agence. Du prête à voir, lisse, parfait et qui brille…

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