Je n'ai jamais aimé les médailles. A l'armée le seul avantage que j'y trouvais, pour certaines, c'est qu'elles ajoutaient quelques centimes de francs à votre retraite.
Là, à chaque fois qu'il s'agit d'une légion d'honneur, c'est différent. La plus part de ceux qui la reçoivent ne s'en sentent pas tout à fait digne, ils finissent par l'accepter principalement par amitié. Et puis, il y a cette belle utopie de se mettre au service de la collectivité. On a beau être des être humain dans toutes ses imperfections, ça me fait toujours quelque chose quand on rappel la nécessité de vivre ensemble. Bon, bien sûr c'est l'État dans tout ce qu'il a aussi d'étouffant, d'arbitraire et de dévoyé mais c'est le système du moment, qui correspond à ma culture. Ces sentiments contradictoires ne m'empêche pas d'être critique, de militer parfois contre une partie de ce système mais c'est tout simplement la vie. Celui-ci ou un autre, il y aura toujours des injustices à combattre.
Moi, dont la fonction sociale comme photojournaliste tant à ne plus avoir beaucoup de sens, ce genre de petit reportage me redonne un peu d'espoir.
Il y a aussi une dimension d'éternité, une conjuration de la disparition à travailler pour ...