Pour rendre compte d'un événement, les médias cherchent quelque chose d'emblématique même lorsqu'il n'y a rien et, même s'il n'y a rien, il y a quelque chose à dire pour les hommes politiques.
Imbrication : montrer et exister
La libération des otages français d'Irak est un bon exemple de ce phénomène. Sitôt l'annonce faite de leur libération, il faut des images pour illustrer l'information. Une information de ce genre et porteuse de symboles forts, elle permet de refaire momentanément la cohésion nationale, elle conforte les choix dans la démocratie, la liberté d'expression et déclenche une course aux médias des hommes politiques. Il y a ceux qui sont au pouvoir, qui savent qui sont en liaison téléphonique directe, qui peuvent prendre un avion et aller les rejoindre là où il faut et il y a les autres qui ne peuvent mettre en avant que leur "satisfaction", leur "soulagement", leur "joie".
Tout cela n'est pas très porteur visuellement. Une galerie de portraits d'interventions politiques est assez courante lorsqu'une loi polémique est discutée à l'Assemblée Nationale.
Des images, du spectacle
Pendant toute la prise d'otage, la mairie de Paris avait accrochée sur sa façade les portraits des deux journalistes. Le décrochage pouvait donc devenir un événement ou au ...